dimanche 12 mars 2017

"Irregular war, conflict at the world's end", la vision des vaincus

Premier test, me concernant, de la règle "Irregular war". Nous voici face à face dans une bataille dystopique où le capitaine batave Van Leenveld débarque en Basse-Californie en 1515, s'y installe avec ses vétérans accompagnés de Malais et de Portugais afin de pénétrer au cœur des territoires tenus par les Mexicas.
Van Leeenveld trouve en allié précieux dans la personne de Frantzacklan, prince maya du clan Cocom et cherche la bataille décisive à l'intérieur des terres du Michoacan.



Les armées sont formées, les unités rejoignent le gros au grès des jets de dès (ou des dieux?), les cycles célestes décident de l'humeur et de l'expérience des généraux tandis que la variole et la grippe chez les uns (Amérindiens) et la dysenterie les chez les autres (Européens) combinées aux marches forcées provoquent retards et attrition dans de multiples unités.
Bon grès mal grès, les cohortes casquées ou emplumées s'alignent et se font face dans un désordre tendu et silencieux.
Sans même que les conques et tambours raisonnent, des hordes et des chefs décident ça et là de se ruer vers l'avant ou d'aller cueillir primeroses et pétunias vers l'arrière afin d'honorer les futurs prisonniers de la Guerre fleurie!
Décidément, sous les cieux du Nouveau Monde, l’ordonnancement occidental des armées n'a pas cours. 

Les guerriers d'élite forment la gauche de la coalition néerlando-maya

Le général en chef maya décide de se porter en avant sans attendre ses troupes.
Le désir d’offrir l'eau précieuse (le sang) aux dieux est grande!

La fatigue et les maladies ont déjà affaibli certains régiments

Sans encombres, les natifs franchissent les terrains difficiles

La mousqueterie hollandaise fait plus de bruit que de mal, il est vrai que Tlaloc (carte événement) a eu la bonne idée de faire pleuvoir sur ces intrus qui croyaient déclencher la foudre dans avoir l'orage!

La durée de vie de ces supplétifs indonésiens sera inversement proportionnelle à la longueur de leurs sarbacanes ;-)

Les piquiers bataves avancent résolument face aux hordes aztèques

L'armée aztèque  se sert du bois central pour se dissimuler, s'infiltrer et casser le centre ennemi.

Quelle résolution!

Le général aztèque, emporté par l'enthousiasme et par quelques produits hallucinogènes,
se trouve aussitôt encerclé et bien mal en point. 

Les bannières claquent au vent, les charges se préparent.

La charge folle d'une unité maya sème panique et discorde sur la droite aztèque.
L'hallali s'empare d'une myriade d'unités déjà éprouvées par les infections et le choc provoqué par la vue hommes pales et barbus qui combattent pour tuer, quelle idée! Un vrai traumatisme culturel.

La main de Tezcatlipoca intervient encore une fois, le général poursuit son combat sans défaillir
et fixe d’innombrables guerriers mayas. 


Les contingents mayas bousculent la droite aztèque qui ne peut que jeter ses ultimes forces dans un combat inégal.

Etat des pertes :-(



Tour 2, encore lui, il résiste encore alors que son armée s’effondre.

Le centre tiendra plus longtemps mais s'en est fini, Mayas et Bataves avancent inexorablement
Gloire à l'unité la plus combative du général rantzacklan




Lien
A défaut de vous expliquer le règle aussi surprenante qu'intéressante, j'ai tenté de vous en faire ressentir l'esprit. Au final, concernant les théâtres et la période choisis, le rendu est tout aussi "historique" (notion à prendre avec des pincettes en matière ludique) qu'avec une règle plus classique. De plus, c'est vraiment distrayant et même parfois hilarant tout en étant tactiquement motivant.

J'oubliais, les vaincus sont François et moi et les triomphateurs nos très sympatriques adversaires Lee et Frantz. Merci au trio pour cette excellente soirée et pour cette Grande Découverte prometteuse.

"La vision des vaincus", c'est aussi un livre de Nathan Watchel qui après la lecture de "Les Incas" d'Alfred Métraux m'a donné l'envie de sauter le pas et de constituer une armée inca 15mm il y a trente ans...

La Vision des vaincus.
Les Indiens du Pérou devant la Conquête espagnole (1530-1570)

Comment les sociétés précolombiennes qui, pendant des millénaires, avaient vécu isolées du reste du monde ont-elles subi le choc des hommes blancs ? Comment réagirent-elles, quelle fut leur évolution ?
L'historiographie occidentale étudie généralement la Conquête, comme l'indique le mot, du seul point de vue des vainqueurs. Mais l'autre face de l'événement ? Pour les Indiens, l'arrivée des Espagnols a signifié la ruine de leur civilisation. Comment ont-ils vécu la défaite, comment l'ont-ils interprétée ? Comment le souvenir de ce cataclysme s'est-il perpétué dans leur mémoire collective ? Bref, quelle fut la vision des vaincus ?
Voici l'une des premières tentatives pleinement réussies pour arracher l'histoire à une vision européo-centrée, pour nous déprendre, lecteurs occidentaux, de nos habitudes mentales et nous faire passer de l'autre côté de la barrière

Collection Bibliothèque des Histoires, Gallimard
Parution : 24-11-1971

Edition en poche Folio Histoire
Deux analyses:



A bientôt

Ludiquement

*****

4 commentaires:

  1. Déterminante fut la main de Tezcatlipoca, belles furent les empoignades, superbe le compte rendu...

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    1. Merci à toi, c'est sympa!
      A quand les précolombiens chez les Riflemen?
      Ludiquement

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    2. Perso je suis tenté...mais apparemment je suis le seul...pour l'instant!

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  2. Tu peux faire valoir la variété des armées, des règles, y compris l'aspect mythologique (ex: Fantasy TICE ou Hott). Bon courage.

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